Rivendell

Des mots pour le dire..... Poèsie

Parce que les mots prennent parfois leur envol, je les retiens en vers mêlés ou en prose, pour qu'ils gagnent un peu d'éternité...

Ballade à la Lune

le 07/11/2006 à 12h26

 

 



 

 



 

 



Ballade à la lune


 

 



Nuit profonde et noire de jais,


Jouent les ombres sous la lune,


Sur les ailes du vent d'été


Emportent des baisers de plume.


 

 



Au ciel brillent des étoiles


Comme autant de promesses,


Faites d'écume et de voile


Sur la peau en caresses.


 

 



Lueur d'aurore boréale


En parure de chevelure


Mimant colliers de pétales


Déposés sur l'encolure.


 

 



Allumer des étoiles dorées


Dans les yeux des amants


Qui boivent leurs baisers


Sous l'astre au firmament.


 

 



De légers nuages d'opaline


Se déposent sur la peau nue


Laissant l'eau cristalline


Dessiner sans retenue


 

 



Un vol, de nocturne


Monte à la voûte étoilée


En ombre sur la lune


De plumes et d'envolée


 

 



Et mes yeux dans les tiens


Je te sens vivre et frémir


Quand ma peau te dit "viens,


Sous la lune allons jouir".


 

 



Et quant viendra le petit matin


La saveur de nos baisers passion


De nos caresses et de nos câlins


Ne sera plus un rêve, une illusion.


 

 



Ballade à la Lune  ronde


Comme un rêve qui s'éveille


Ballade à la Lune blonde


Comme la réalité d'Emerveille….


 


Et si...

le 04/11/2006 à 09h19

 


Et si plus rien n’avait d’importance que ce jour non avenu


Egrenant ses secondes, dans une attente à perdre haleine


Effeuillant, les instants fébriles jusqu’à, la non retenue


Alors, nous serions comme ce sang qui coule en nos veines


Deux âmes, qui se cherchent, qui s’appellent à n’en plus finir


Effleurant de leur spectre éthéré, les sens en de doux frissons,


Sublimant l’espoir de plaisirs, d’extases et d’osmose en devenir,


En douce promesse d’ivresse, d’accords joués à l’unisson.


 

 



Imagines, un instant, nos regards qui se trouvent enfin


Révélant à nos âmes le parfum subtil de nos flammes


Brûlant tels des brandons attisés par un souffle sans fin.


Elles renaissent à la vie, aiguisés comme des lames,


Que l'on affûte à coup de mots tendres déposés


Que l'on savoure à l'envie, au-delà de toute raison.


Serions nous devenus fous pour avoir enfin osé


Défier le temps et nos absences jusqu'à la déraison?


 

 



Qu'importe les secondes écoulées, dans le grand sablier,


Qu'importe les jours passés à compter, la solitude,


Pourvu qu'advienne ce jour que l'on ne peut oublier,


Et qui effacera nos errances et nos cruelles lassitudes.


J'ai rêvé de tout ça, bien avant d'effleurer la réalité


Sans jamais me douter que de nous, naîtrait cette envie,


De mes nuits sont écloses des douceurs de félicité  


Donnant un sens et un parfum de romance à ma vie.


 

 



Jetons dans le vent, tous ces mots qui nous viennent,


Nos histoires d'ô, nos poèmes, posés là, sur nos cœurs,


Faisons de ces instants volés, qui nous retiennent,


Des moments, où nous seuls ferions naître le bonheur.


Et gravons à demain, que c'est les yeux dans les yeux,


Que nos mains trouveront les chemins de nos peaux


Et nos lèvres en parcours sur l'écrin nu et soyeux,


De nos corps en accord, ne jouant que pour le beau.


 

 



Alors oui, je veux croire, que renaître encore à l'amour


Après tout ce temps sans saveur, sans la magie de toi


Est la seule raison qui me fasse croire aux toujours,


Parce que je sais que nous serons enfin là, toi et moi.


Regardes-moi, quand je t'aime et que mon cœur s'affole


Au plaisir, je m'éveille, contre ton corps qui vibre,


De mille frissons sensuels, jusqu'à en devenir folle


A toi, je me sens, lorsque d'aimer nous sommes libres.


 

 



 

 



 

 



 

 



 

 



 

 



Gaïa

le 23/10/2006 à 13h54

Vu d'en haut
On dirait que la terre est une île, au milieu de l'océan,
Elle flotte dans une pluie d'étoiles, au firmament.
Belle et bleue, sous la lueur dorée du soleil,
Elle tourne inlassablement et nous émerveille.
Mais pour combien de temps encore,
Avant qu'elle ne soit un astre mort?

Vu d'en haut,
Tout parait si calme et Gaïa semble sourire,
Comme si jamais elle ne devait un jour mourir.
Les forêts, abritent encore, en secret, des veilleurs
Qui, touchés par la grâce, rêvent d'un monde meilleur.
Sauront-ils, un jour, la sauver du destin qui la guette,
Eux, qui ont fait de leur vie l'ultime quête?

Vu d'en haut,
On ne peut s'imaginer, tous les dangers
Qui pèsent, de tous leurs maux, sur l'humanité.
Mais dans l'ombre, on s'agite, on se bat
Au nom de la liberté, sans jamais baisser les bras.
Nous autres, rêveurs, serons-nous assez forts,
Pour vaincre, de nos mots, le mauvais sort?

Vu d'en haut,
J'ai imaginé tant fois, un monde où l'homme serait bon,
Où, éclairé par la foi, il saurait enfin dire "non",
A toutes ces guerres, ces crimes et ces batailles,
Qui laissent exsangues, le cœur, dans la mitraille.
Aurais-je tort de croire encore aux possibles,
Et ne serait-ce qu'utopie que de rêver d'accessible?

Vu d'en haut,
J'ai déployé mes ailes, sur le bleu de la sphère.
Lentement, j'ai tournoyé dans la stratosphère,
Pour venir me poser, au creux de Brocéliande.
Pays de toutes les espérances, où l'on quémande,
Les yeux voilés de larmes, la main sur le cœur,
Juste un peu d'amour, juste un peu de Bonheur.

Vu d'en bas,
J'ai croisé le regard de ceux qui croient toujours
Que l'homme pourrait être bon par amour.
J'ai lu l'espoir, gravé dans leurs âmes d'opale
Je sais désormais, que la vie est une fleur de cristal,
Si fragile, mais bien plus forte que la mort
Si tant est, qu'on puisse y croire encore.

Vu d'en bas,
L'écho de la voix de Gaïa, résonne dans mon cœur
Faisant vibrer, chaque lettre du mot "bonheur".
Je sais, que les veilleurs seront toujours là pour elle,
Et que du fond de leur cachette, toujours ils veillent.
Alors, du bout de mes ailes de brume et d'espoir
J'accomplirais, moi aussi la quête contre le noir.

Vu d'en bas,
Ensemble nous ferons rejaillir la lumière
Comme si c'était notre dernière prière
Déchirant à jamais, les voiles de noirceur
Redonnant à l'humanité la vie, la douceur.
Serons-nous assez forts, pour vaincre le sort,
Qui s'acharne inlassablement vers la mort?


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