Et si plus rien n’avait d’importance que ce jour non avenu
Egrenant ses secondes, dans une attente à perdre haleine
Effeuillant, les instants fébriles jusqu’à, la non retenue
Alors, nous serions comme ce sang qui coule en nos veines
Deux âmes, qui se cherchent, qui s’appellent à n’en plus finir
Effleurant de leur spectre éthéré, les sens en de doux frissons,
Sublimant l’espoir de plaisirs, d’extases et d’osmose en devenir,
En douce promesse d’ivresse, d’accords joués à l’unisson.
Imagines, un instant, nos regards qui se trouvent enfin
Révélant à nos âmes le parfum subtil de nos flammes
Brûlant tels des brandons attisés par un souffle sans fin.
Elles renaissent à la vie, aiguisés comme des lames,
Que l'on affûte à coup de mots tendres déposés
Que l'on savoure à l'envie, au-delà de toute raison.
Serions nous devenus fous pour avoir enfin osé
Défier le temps et nos absences jusqu'à la déraison?
Qu'importe les secondes écoulées, dans le grand sablier,
Qu'importe les jours passés à compter, la solitude,
Pourvu qu'advienne ce jour que l'on ne peut oublier,
Et qui effacera nos errances et nos cruelles lassitudes.
J'ai rêvé de tout ça, bien avant d'effleurer la réalité
Sans jamais me douter que de nous, naîtrait cette envie,
De mes nuits sont écloses des douceurs de félicité
Donnant un sens et un parfum de romance à ma vie.
Jetons dans le vent, tous ces mots qui nous viennent,
Nos histoires d'ô, nos poèmes, posés là, sur nos cœurs,
Faisons de ces instants volés, qui nous retiennent,
Des moments, où nous seuls ferions naître le bonheur.
Et gravons à demain, que c'est les yeux dans les yeux,
Que nos mains trouveront les chemins de nos peaux
Et nos lèvres en parcours sur l'écrin nu et soyeux,
De nos corps en accord, ne jouant que pour le beau.
Alors oui, je veux croire, que renaître encore à l'amour
Après tout ce temps sans saveur, sans la magie de toi
Est la seule raison qui me fasse croire aux toujours,
Parce que je sais que nous serons enfin là, toi et moi.
Regardes-moi, quand je t'aime et que mon cœur s'affole
Au plaisir, je m'éveille, contre ton corps qui vibre,
De mille frissons sensuels, jusqu'à en devenir folle
A toi, je me sens, lorsque d'aimer nous sommes libres.